L'ANTICHAMBRE

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Les djeuns du TER

Ah ! Mon cher train de treize heures !

Je vous l’avoue, je l’apprécie : il est le signe d’une après-midi hors du travail. Non pas que je déteste mon travail, mais mes loisirs prennent le dessus évidemment… Et savoir que je vais pouvoir profiter de mon mardi après-midi tranquillement est pour moi une grande satisfaction.

Nous voici en novembre, aussi les tourments de l’été sont-ils oubliés (cf. Le train de 13h14 )

Pourtant, ce trajet réserve encore quelques surprises… Et ma joie de profiter de mon après-midi va vite tourner court !

Je me suis promis, en quittant le travail, de téléphoner à ma collègue afin de prendre de ses nouvelles et surtout pour lui apporter mon soutien face au sinistre ignare qui nous sert de boss.

Je choisis donc de me rendre dans le petit compartiment en bout de T.E.R. Oui ! Ici, en Aquitaine, les autorails assez anciens qui circulent sur la ligne Bordeaux - Arcachon, possèdent un compartiment agréable et plus intime que les autres parties du train : il n’y a que dix places ce qui permet de trouver un peu de paix.

J’ai pris l’habitude de lire et de me détendre dans ce compartiment… Je m’arrange pour occuper une place d’un groupe de quatre sièges histoire d’avoir de l’espace… Je pose mon sac à dos sur le siège d’en face afin que personne ne vienne encombrer ce fauteuil et surtout pour pouvoir étendre mas jambes !

Ne vous offusquez pas ! Durant cette période de l’année, ces trains sont à moitié vides en semaine…

Evidemment, si je vous parle du voyage d’aujourd’hui, c’est parce que ma tranquillité n’a été que de courte durée…

Je me suis donc rendu dans ce compartiment afin de téléphoner à ma collègue et amie. Ne souhaitant pas déranger, je me suis dit qu’il n’y aurait personne (les voyageurs boudent souvent ce compartiment, allez savoir pourquoi !)

Pourtant, il y avait quelques djeuns assis négligemment et écoutant de la musique avec leurs baladeurs mp3 perfectionnés. Tant pis, je m’installe : un groupe de quatre sièges s’avère libre… Par ailleurs, je ne risque pas de déranger ces morveux qui ont de toute manière les oreilles emplies de décibels.

J’ouvre mon téléphone et appelle ma collègue. Je viens à peine d’engager la conversation avec elle lorsqu’une fille et un morveux viennent s’installer à mes côtés… Soit ! On va faire avec… Sans doute descendront-ils assez tôt…

Et vas-y que ça se met à piailler, à crier… Je ne me laisse pas distraire, les problèmes qui nous occupent, avec ma collègue, sont assez importants pour me permettre de ne pas prêter attention à ces échanges dignes d’un zoo.

C’est alors que surgit un nouveau jeune qui manifeste clairement l’intention de s’asseoir face à moi afin de profiter de ses camarades… Soit, je retire promptement mon sac… Et puis merde ! Quelle idée de m’enfermer avec eux !

Vient hélas le moment où ma conversation téléphonique se termine… Nous avons fait 1/8 du voyage… Je m’empare de mon livre du moment, « Meurtres à la cour du prince Genji » de NAGAO Seio et reprend ma lecture.

Au début, tout va bien, la basse-cour semble calme ! Mais je sais qu’il ne faut pas crier victoire dans ce genre de situation.

En effet, il ne faut attendre que quelques minutes pour que la jeune fille assise à ma droite se mette à parler aux garçons. Ah ! Je viens d’apprendre que quelques-uns descendaient à Marcheprime. Je ne devrai les supporter que pendant la moitié du voyage approximativement. En tout cas, j’espère que tous descendent à cette gare ou à des arrêts précédents…

La jeune fille commence à poser des questions niaises à l’un des garçons (style kéké ) qui prend plaisir à se moquer d’elle et à ne pas lui répondre dans le sens qu’elle espère…

Elle réclame alors d’écouter à l’oreillette de son baladeur… Ah ! Sans doute un peu de calme… Mais non ! Elle commente la musique… Je ne parviens plus à me concentrer ! Mais quelle pie jacasse ! Qu’on l’étouffe ! Qu’on la fasse taire !

Sa mâle cohorte semble satisfaite d’avoir, par sa musique, attiré l’attention de la séduisante fille qu’elle est. Elle s’amuse d’ailleurs, à chaque mouvement brusque du train, à se laisser tomber sur le garçon qui lui fait face…

« Oh ! Je suis vraiment, vraiment désolée ! »

Et moi, je suis désolé mais je veux lire bon sang !

Le train s’arrête à un aiguillage… Arf ! Nous allons attendre le passage d’un TGV… Dix minutes en sus de leur joyeuse présence…

Je parviens enfin à me replonger dans mon livre… Mais la revoilà s’interrogeant sur les raisons de l’arrêt et interpellant ses copines…

Je force mon esprit à se concentrer sur le livre ! Bon sang ! LE LIVRE !!!

Rien à faire, sa voix innocente et un peu niaise capte à chaque fois l’attention de mes oreilles… J’abandonne !

Mais ouf ! Le train redémarre et la jeune enfant manifeste l’envie d’aller soulager sa vessie…

Elle quitte la cabine et le calme ressurgit !

Dix minutes plus tard, tous disparaissent et je peux enfin poursuivre ma lecture…

Ça n’a pas été si douloureux !

À vrai dire, j’ai connu des instants bien plus désagréables. Ces jeunes là n’avaient pas des manières trop désagréables à côté de ceux auxquels je fus confronté l’hiver dernier…

Nous étions bloqués dans une gare du parcours, le jour n’était pas levé (j’étais dans le train du matin) et je m’étais retrouvé emprisonné dans mon compartiment chéri avec un groupe de filles et de garçons en route pour leur lycée.

Le voyage dura une demi-heure de plus que prévu en raison de cet arrêt et je découvris alors des mots et des expressions que je ne connaissais guère et que je suis bien incapable de reproduire ici. Sans doute mon inconscient les a-t-il chassés de ma mémoire !

Un mot faisant figure de leitmotiv résonnait sans cesse : « Gavé »

Car ici, en Aquitaine, on ne répète pas à tout va « Wesh » ou « Z’y va » ! Non ! L’expression de rigueur est « C’est gavé bien ».

« Gavé » s’emploie pour tout, jusqu’à remplacer n’importe quel verbe !

Le bruit, ce matin là, était effroyable ! Les filles hurlaient. L’une d’elles, une blonde assez massive pérorait sur les défauts de camarades de sa classe, employant les expressions les plus vulgaires pour les désigner.

J’étais outré ! Jamais je n’avais entendu pareil vocabulaire dans la bouche d’une fille. Même les garçons présents rougissaient d’ouïr pareils termes !

Hurlant de plus belle, la blonde limace s’en prit aux garçons, les attaquant sur leurs défauts physiques, encouragée par ses amies…

J’avais renoncé très vite à mon livre et m’étais jeté sur mon baladeur mp3, plaçant le volume à son maximum…

Rien n’y faisait !

Par chance, le train avait redémarré et cinq minutes plus tard, nous arrivions au terminus…

Je me souviens aussi d’un voyage pendant lequel trois jeunes filles étaient venues s’asseoir à mes côtés. Une quatrième les avait rejoint et m’avait demandé si je voulais bien céder ma place afin qu’elles puissent parler entre elles…

Ça partait d’une démarche égoïste… Quel manque de respect… Mais j’avais cédé, non sans avoir fait observer que ce genre de chose ne se demandait pas… J’avais cédé par crainte de subir à nouveau les cris et autres gargouillis susmentionnés !

Après tout ça, sans doute allez-vous me prendre pour un anti-djeuns ! Que nenni ! J’en fréquente et aime écouter leurs idées. C’est le phénomène de groupe qui change tout… Il faut avouer qu’ils sont vraiment dissipés en groupe !

Après tout, j’ai été l’un d’eux… Berk ! Et j’ai aimé le fait d’agacer les vieux (non je ne suis pas vieux !)

Finalement, avec la distance, je me rends compte à quel point les préoccupations que l’on a à cet âge là sont futiles… Et il faut voir à quel point on voit ces problèmes comme majeurs quand on est teenager…

Ça n’est pas inintéressant de les écouter… Ça nous ramène à celui que nous étions. C’est un petit travail sur soi^^

Bon, je ne parle pas, bien sûr, de la blonde que j’évoquais… Celle-ci mériterait sa cage dans une oisellerie !

Voilà en ce qui concerne ma « réponse » à Lezly !! (cf. Les Vieux du RER ) ^^

Evidemment, j’ai beaucoup à dire aussi sur les vieux… Ce sera peut-être l’objet d’un nouveau message !

Recevez, chers passagers, mes plus vibrantes morsures !


 

28.11.06 16:50


Dimensions

Un voyage au Japon…

Qu’est ce qui m’avait inspiré cette idée ?

Avais-je suivi mon meilleur ami ? Avais-je eu cette idée après la lecture de ce livre de NAGAO Seio, « Meurtres à la cour du prince Genji » ?

Je ne sais plus aujourd’hui… Sans doute les deux…

Aujourd’hui, je ne sais plus rien ! Je ne parviens plus à savoir où je suis ni à me situer dans le temps.

Pourtant, je sais qui je suis ! Je n’ai rien oublié de ma vie passée, je me souviens de tout. Je sais que je venais de prendre des congés avec le désir de découvrir autre chose, une autre mentalité, d’autres paysages… Je savais aussi que la philosophie de ce pays avait de quoi égarer le voyageur inculte que j’étais… De là à me retrouver dans la situation dans laquelle je suis !

Je me souviens de l’instant où la réalité a commencé à fuir.

Je venais de pénétrer dans un centre commercial et me baladais dans les rayons qui m’intéressent habituellement pendant que mon ami Fred faisait quelques courses de son côté.

Je me trouvais du côté de la HI-FI. J’avais repéré un appareil que je souhaitais me procurer depuis longtemps… Un limiteur-compresseur ! Il s’agit là d’un système audio qui améliore le son (ou qui le détériore diront quelques puristes)

Après avoir fait la conversion pour avoir une idée du prix, j’avais décidé de me l’offrir. Il me paraissait beaucoup moins cher qu’en France et malgré le problème de la langue – les fonctions des boutons étaient marquées en japonais - je connaissais son utilisation… Ce serait la seule folie que je m’accorderais pendant ce voyage, je venais de le décider…

Après avoir farfouillé dans les rayons, je retrouvais Fred. Je décidais de payer ses achats et les miens, je lui devais bien ça étant donné qu’il m’avait filé un coup de pouce financier pendant nos études.

Parvenus à la caisse, nous déposâmes les marchandises… La caissière nous fit un grand sourire, passa les différents aarticles devant l’œil électronique… C’est là que je sentis comme un léger malaise… Elle continuait à sourire mais semblait gênée... Je regardais alors l’écran d’affichage du prix à payer…

Mes yeux me jouaient-ils des tours ?

Je me les frottais…

La somme affichée changeait toutes les secondes, passant de prix élevés à des sommes abracadabrantes ! Je reportais mon regard sur la caissière. Celle-ci tentait de me donner des explications que je ne comprenais pas, ne parlant pas le japonais. Fred me les traduisit. Par chance, il maîtrisait la langue !

Elle ne comprenait pas, disait-elle, ce qui se passait avec l’écran mais était persuadée qu’il s’agissait d’un dysfonctionnement de ce dernier et que je pouvais payer sans crainte : l’écran de sa caisse affichait la bonne somme.

J’insérais donc ma carte de crédit dans l’appareil qu’elle me désignait…

Celui-ci l’avala… Il y eut un bruit étrange, comme si le plastique se déchirait… L’afficheur de la machine devint fou à son tour !

Je me sentis bouillir ! Ma carte ! Allais-je la retrouver en bon état ? Je regardais la caissière qui tentait de garder son sourire pendant qu’elle appelait un supérieur avec son téléphone.

Pendant ce temps, ma carte rentrait et ressortait de l’appareil… Complètement déchiquetée ! La puce avait été décrochée et pendait lamentablement… Et la machine qui continuait son petit jeu, avalant la carte, la recrachant. La puce finit par tomber à terre pendant que l’appareil se mettait à fumer et la carte à fondre.

Je regardais Fred interloqué. Celui-ci était bouche bée ! Il y avait de quoi.

Un responsable du magasin nous rejoint enfin. Découvrant ce spectacle, il se précipita sur l’appareil et tenta de récupérer la carte. Une fois ce geste accompli, il me la rendit et pianota sur le clavier de la caisse avec force paroles et gestes…

Fred m’expliqua que l’homme ne comprenait pas ce qui se passait et qu’il tentait d’interrompre l’opération bancaire...

L’homme hurlait sur la caissière, secouait son siège. Celle-ci était en larmes !

La caissière éplorée s’enfuit alors vers le fond du magasin.

Après quelques minutes à pianoter sur son clavier, le responsable nous regarda dépité, affolé… Fred l’interrogea : il était désolé mais ne comprenait pas.

La caisse se mit alors à émettre des bips inquiétants et de plus en plus déformés. L’homme se mit à hurler, s’arrachant presque les cheveux. Les clients affolés commencèrent à partir du magasin.

Je perçus alors un bruit d’impression. La caisse était en train d’imprimer le ticket !

Le responsable s’en empara, regarda les détails de la note. Ses yeux exorbités m’en dirent long sur ce qu’il découvrait… Il me montra le papier : la somme !!!

Sans avoir besoin de faire la conversion en Euros, je me rendis aussitôt compte qu’elle était colossale ! Avant d’avoir détruit la puce de ma carte, l’appareil avait retiré de mon compte l’équivalent de vingt mois de mon modeste salaire !

Je me sentis défaillir… Après, je ne sais plus. Il y a eu une sorte d’ellipse, de trou noir…

Lorsque je revins à moi, je n’eus pas conscience de sortir d’une perte de connaissance. J’étais au guichet d’une discothèque…

Fred, toujours derrière moi, hurlait comme un fou !

« …Barre-toi ! Je te rejoins dès que je le peux ! Fuis !!! … »

Je regardais vers l’intérieur de la discothèque… Que faisions-nous là, il faisait jour et il n’y avait personne dans la place! Rien de dangereux ne semblait sur le point de se produire !

Pourtant, j’avais conscience qu’il me fallait écouter Fred, qu’il me fallait fuir ! Quelle folie était-ce donc ? !

Je sortis en courant, traversais la rue ensoleillée… Les gens semblaient calmes, des enfants jouaient non loin, à l’entrée d’un parking.

Je me précipitais vers celui-ci et courus sans m’arrêter… Les enfants, de toutes origines, me jetèrent un regard interrogateur puis reprirent leurs jeux.

Je me retrouvais alors au volant d’une voiture de sport japonaise !

Je rêvais ! Ça n’était pas possible !

Je n’avais même pas eu conscience d’un trou noir ce coup-ci !

Le véhicule filait à travers des rues de toute beauté. De magnifiques arbres bordaient la route, le soleil faisait briller et resplendir les maisons alignées le long de cette large avenue. Je croisais des monuments qui évoquaient en moi quelques souvenirs de voyage… Un lieu vraiment splendide. Des touristes allaient et venaient sur les trottoirs, admirant le paysage, prenant des photos…

Je roulais bien trop vite… Et… Je… Je n’étais plus au Japon ! Je venais de reconnaître une statue du Cid !

L’Espagne… C’était l’Espagne, je m’en rendais compte également par l’architecture des immeubles !

Je filais à toute berzingue et… Et je savais où j’allais ! Pourtant, j’avais conscience de ne pas savoir où j’allais… Je me sentais complètement perdu, je me sentais fou ! désemparé ! C’était comme si j’avais pénétré l’esprit d’une tierce personne…

Je sentis un frisson me parcourir l’échine…

Je prenais des rues adjacentes, des virages et avec cette impression de connaître l’itinéraire à suivre, sans pour autant savoir quelle était ma destination !

Au bout de quelques minutes à ce train d’enfer, je pensais à mon pote Fred !

Merde… Il était tout seul ! Je ne pouvais pas le laisser comme ça ! Le danger était trop grand…

Mais pourquoi avais-je conscience d’un danger ? Je sentais réellement qu’il me fallait revenir auprès de lui.

Je pilais !

La voiture fit un tête-à-queue et je manquais d’emboutir le mur d’un immeuble. La voiture continua à glisser quelques secondes pendant que j’enfonçais la pédale de frein de toutes mes forces tout en m’agrippant au volant… J’étais en sueur, mon cœur battait la chamade et la tête me tournait…

Une fois mon véhicule immobilisé (mais s’agissait-il vraiment de mon véhicule ?) je tentais de reprendre ma respiration…

J’étais sur un parking. Mais que se passait-il bon Dieu ?

Cela allait-il continuer longtemps? Pourquoi avais-je le sentiment d’un danger imminent ?

Je redémarrais. Il me fallait retrouver le plus vite possible cette discothèque dans laquelle j’avais abandonné Fred.

Je fis donc demi-tour mais au lieu d’emprunter le chemin par lequel j’étais arrivé ici, je pris une autre rue beaucoup moins touristique, beaucoup plus populaire.

Les immeubles qui l’entouraient évoquaient ces vieux villages espagnols aux façades blanchies, avec ces volets intérieurs derrière les fenêtres.

Je passais sous une arche quand soudain, je me retrouvais dans une cour remplie de tables et de chaises, visiblement la cour d’un bar…

Je stoppais le véhicule, renversant quelques tables au passage et m’en extirpais rapidement.

Je savais me trouver sur la terrasse arrière de la discothèque dans laquelle j’avais lâchement abandonné Fred !

Je rentrais à l’intérieur. Il y faisait sombre. Il y avait du monde. Les gens qui tenaient l’établissement s’affolaient autour de moi, me hurlant dessus.

Je me précipitais dans la rue, poursuivi par le staff de la discothèque et aperçus au loin des hangars situés au-delà d’un pont traversant le Rio Sella.

Mais que faisais-je ici !? Je reconnaissais enfin la ville ! J’étais dans les Asturies, au Nord de l’Espagne, dans cette chère cité de Ribadesella.

Je traversais le pont, courrais vers les hangars… Là, je trouvais Fred, complètement désemparé et me suppliant de ne pas rester avec lui !

Mes poursuivants commençaient à me rattraper, aussi j’allais me mettre à nouveau à courir quand je me retrouvais tout d’un coup face à une sorte d’immense construction ! Encore un passage dans une autre dimension ! Mais quel cauchemar étais-je en train de vivre ?

Une sorte de gigantesque maison dominait le paysage, avec quatre tours assez élevées de parts et d’autres. Un style architectural que je n’avais jamais vu auparavant…

Pourtant, je connaissais les raisons de ma présence en ce lieu ! J’étais ici pour trouver la clef, celle qui allait me délivrer !

Je savais que je devais me mettre en quête d’un talisman dont les morceaux – au nombre de quatre évidemment – se trouvaient dispersés dans le lieu qui me faisait face… Chacun d’eux m’attendait dans l’une des tours de l’édifice.

L’ennui, c’est qu’il me fallait renter… Et je ne pouvais pas emprunter la porte d’entrée pour la simple et bonne raison qu’il n’y en avait pas !

Je fis donc le tour de l’étrange bâtiment, en quête d’un moyen de pénétrer à l’intérieur.

J’allais baisser les bras lorsqu’un vieil homme sale et vêtu de guenilles, assis contre un taillis me fit signe d’approcher. Je m’exécutais…

Il pointa du doigt une petite construction en ciment, une sorte de local technique situé à quelques mètres…

Je me dirigeais vers celui-ci. La porte était ouverte, je pénétrais à l’intérieur le plus silencieusement possible.

Le lieu était sombre. Je distinguais une énorme cage… Des appareils…

Quand mes yeux se furent habitués à la pénombre, je compris que la cage était en fait un élévateur. Celui-ci semblait capable de descendre dans le sous-sol de la petite construction.

Je tentais d’ouvrir la grille qui en bloquait l’accès. Celle-ci céda sans problème. J’entrais et la refermais quand un molosse, une sorte de chien d’attaque, se jeta sur moi ! Je ne l’avais pas vu du fait de son pelage sombre ! Il devait se trouver tapi dans l’obscurité.

Je tentais de sortir de cette cage mais la porte ne s’ouvrait pas. Evidemment ! Je regardais vers le haut : il m’était possible de grimper et de passer par-dessus la cage car l’espace entre le plafond et le haut des grilles permettait de se faufiler…

Le chien avait eu le temps de s’en prendre à ma jambe droite…

Je parvins néanmoins à le repousser et à m’accrocher aux barreaux puis à grimper au dessus de ma prison.

Une fois sorti, je vis la cage s’enfoncer dans le sol.

Je distinguais alors un escalier sur le côté ! Comment ne l’avais-je pas découvert plus tôt ?

Je me précipitais vers les marches que je descendis ni une ni deux.

Parvenu au niveau inférieur, la cage m’attendait. L’escalier n’allait pas plus loin et il n’y avait pas d’autre issue que l’élévateur. Le chien, toujours enfermé à l’intérieur, hurlait et mordait les barreaux.

Je cherchais du regard un objet capable d’assommer l’animal. Je n’aimais pas ce genre de violence mais je savais n’avoir que cette solution pour m’en sortir.

Je trouvais alors une barre de fer rouge.

Je m’en emparais et m’apprêtais à entrer dans la cage pour assommer le chien. Celui-ci tomba alors en syncope sans que j’aie fait quoi que ce soit !

Je passais la barre rouge à travers les barreaux afin de tenter de le réveiller… Je secouais son corps. Il était réellement évanoui ! Quelle chance !

Je pénétrais dans l’élévateur, soulevais la bête… Elle était rudement lourde. Je la déposais dans un coin de cette sorte de cave et me retournais vers la cage…

Il me fallait descendre plus bas encore…

Une fois dans l’élévateur, je trouvais un levier que j’abaissais. La cabine se mit à descendre lentement.

Le niveau au-dessous était encore plus sombre, mais je discernais une lueur lointaine.

Je poussais l’ouverture de la cage et me dirigeais vers cette lumière non sans avoir percuté quelques objets invisibles.

Il me fallait être prudent ! J’avançais à tâtons… Sans doute trop prudemment car ma jambe de pantalon se prit dans quelque chose et je m’affalais dans la terre battue qui faisait office de sol…

Je me relevais. Ma jambe droite me faisait souffrir. Non seulement le chien m’avait fait mal mais en plus, je m’étais pris le pantalon dans une sorte de crochet qui avait éraflé ma peau. Je tâtais délicatement ma blessure à travers mon jean… Celui-ci était humide de sang !

Qu’importe, il me fallait continuer !

Je parvins à défaire le crochet qui s’était pris à mon pantalon et me relevais péniblement…

J’avançais à nouveau vers la source de lumière.

Il s’agissait d’une porte au dessus de laquelle se trouvait une imposte par laquelle passait la lueur d’une lumière électrique…

Je trouvais la poignée et l’abaissais. Je pénétrais alors dans le couloir d’un magnifique sous-sol, richement décoré, orné de reliefs aux plafonds !

Si le sous-sol était aussi prestigieux, j’imaginais la beauté des étages supérieurs !

Je pensais à ma blessure. Je n’avais pas mal mais il fallait faire quelque chose…

Après avoir pris mon mouchoir et épongé le sang, j’improvisais un bandage avec le bout de tissu. J’avançais alors lentement dans le couloir. Il n’y avait pas un bruit…

Après un détour, je trouvais un escalier dont je gravis prudemment les marches.

Parvenu enfin au rez-de-chaussée, je découvris un hall de toute beauté. Des lustres, des pampilles, de magnifiques meubles anciens, des vitrines regorgeant de précieux bibelots.

Quelle était donc cette demeure ? Qui en était son propriétaire ?

Je savais pourtant que je ne devais pas chercher de réponses à ces questions : les trouver signifierait une mort certaine. Encore une de ces certitudes que je ne parvenais pas à m’expliquer…

J’étais de plus en plus persuadé de me trouver au cœur d’un rêve… Mais quel rêve ! Tout me semblait si réel !

Quatre magnifiques escaliers grimpaient aux étages… Je compris que chacun menait au sommet de chaque tour composant cet édifice…

Le problème, c’est qu’en regardant vers le plafond, je me rendis compte que ces escaliers s’entrecroisaient. La structure se perdait dans les étages. Un véritable labyrinthe !

« Advienne que pourra ! » m’écriais-je. J’empruntais l’escalier à ma gauche et grimpais quatre à quatre les marches.

Des carrefours se présentaient aussi, tournais-je à chaque fois à gauche… Excellente idée ! Aucune difficulté !

Une fois parvenu au dernier niveau – la construction était réellement très haute - je découvris une chambre. Il n’y avait pas d’autre endroit où aller. Je pénétrais donc dans cette pièce.

La décoration de celle-ci semblait issue d’un film fantastique. Quel lieu fantasmagorique !

Des murs dorés, des meubles ornementés, des gravures magnifiques et que de pierres précieuses déposées dans de somptueuses vitrines…

Au centre, un coffre surmonté d’une couronne.

Je savais que l’un des morceaux du talisman se trouvait là !

Je tentais d’ouvrir le coffre. Le couvercle ne cédait pas et je ne distinguais aucun mécanisme… Je soulevais alors la couronne. Elle ne se soulevait pas mais je sentis qu’il était possible de la faire glisser. Elle pivota, révélant un creux… Dans la cavité, une croix en or…

En fait, non pas une croix mais quatre branches réunies ! Visiblement, quelqu’un avait déjà rassemblé les morceaux du talisman que je cherchais ! J’avais enfin trouvé l’issue à mon cauchemar ! Mais je sentais que tout ceci était bien trop facile… Cependant, seul ce talisman pouvait me sauver ! Je ne sais pas pourquoi j’étais aussi sûr de moi, mais j’avais encore une fois la certitude que c’était là la seule chose à faire : emporter la croix ouvragée et redescendre dans cet obscur souterrain puis quitter ce lieu…

Je m’emparais de la croix. Un bourdonnement immense et assourdissant emplit alors la chambre, devenant de plus en plus fort. Une nuée de frelons pénétrait dans la pièce par une ouverture située en haut de l’un des murs !

Je courus me réfugier dans l’escalier… Plus d’escalier… Je volais, je planais… Je tombais !

*
* *

Je suis aujourd’hui enfermé dans un grenier poussiéreux, étouffant. J’écris ces lignes mais je me doute bien que personne ne les lira…

Le grenier ne possède pas d’issue.

Seule une fenêtre fait face à la table devant laquelle je suis assis. Les volets en sont fermés mais ils sont abîmés et laissent voir facilement l’extérieur. Il fait un temps splendide mais je ne distingue que le désert sur des kilomètres…

Je suis au sommet de l’une des tours de l’édifice dans lequel j’avais pénétré plus tôt.

À l’intérieur, la lumière me permet de distinguer de vieux meubles – commodes, armoires, coiffeuses – disséminés n’importe comment, abandonnés ici depuis des lustres… Mais il y a aussi des recoins d’ombres… Je n’ose pas m’en approcher. Ce lieu m’effraie au plus haut point.

Je suis là depuis déjà quelques heures. La luminosité n’a pas baissé au dehors…

Comment sortir ? Passer par la fenêtre s’avère impossible : aucune prise nulle part…

J’attends…

J’ai soif, j’ai faim… J’ai chaud…

Je tiens le talisman… Je le contemple…

Quelle beauté !

La croix est faite d’or mais, collés par-dessus, des multitudes de diamants font resplendir l’objet…

Je me lève, m’approche de la fenêtre… Je pousse le contrevent…

Et si je jetais l’objet par là !?...

 


Inspiré par deux rêves faits cette année... 

Morsures

25.11.06 12:30


Calvaire


Très Chers Lecteurs,

 

Je viens vous parler d'un film que j'ai vu cet été...



« Calvaire » de Fabrice Du Welz, est un film d'horreur franco belgo luxembourgeois de très grande qualité.
Si vous doutiez du talent des réalisateurs de films d'horreur européens, vous avez là un exemple qui démontre que lorsqu'on leur fait confiance, ces cinéastes sont capables d'aller loin.
Sachez, je l'ai appris dans une émission sur le cinéma, que les producteurs de notre continent ne croient pas que le public ira voir ce type de film... Quel tort...

 


Bien, venons-en au film que j'évoque ici...

Un chanteur de bals, allant de ville en ville, de maisons de retraites en fêtes, tombe en panne lors d'un déplacement.
Manque de chance, cela survient alors qu'il traverse un endroit perdu dans la campagne, sur un chemin forestier me semble-t-il.
Heureusement (façon de parler) survient un homme qui lui propose son aide. La nuit étant tombée, il l'invite à dormir chez lui afin de s'occuper, le lendemain, de son véhicule en panne.

C'est là que notre chanteur se rend compte que tout ne tourne pas si rond chez son "sauveteur".
Le mot "Calvaire" est fort bien choisi pour décrire ce que va subir le jeune chanteur.
Son hôte va en effet le prendre pour la femme qui l'a quitté quelques temps auparavant...
En outre, les habitants du village où notre protagoniste a été recueilli ont eux-mêmes de drôles de mœurs... On se croirait dans le Médoc (si ! si !)
Consanguinité et maladies mentales semblent aller de pair! Remarquez, ça va de pair ça non?
En tout cas, ce film m'a secoué car il a mis en image ce que j'imaginais de certains coins reculés de nos campagnes!
Je vais passer pour quelqu'un qui exagère, mais on n'en est pas si loin.

L'atmosphère créée par la mise en scène est remarquable. Les décors sont étouffants et renforcent à merveille l'impression d'isolement ressentie par le personnage principal. Si bien d'ailleurs qu'on finit par la ressentir nous même.
Les lieux sont fort bien choisis... Une vieille auberge, des chais ou ateliers remplis d'un bric-à-brac inutilisé...
J'ai d'ailleurs retrouvé, peu après, ce type de lieux dans le jeu Resident Evil 4. Avec des habitants tout aussi atteints!
La forêt et la campagne qui entourent ce village semblent vastes... Sans fin!
On a d'ailleurs du mal à envisager qu'il y ait une issue...

Je vous ai parlé de l'ambiance, mais ce que je veux mettre en exergue, c'est le jeu des acteurs...
Je connaissais Jackie BERROYER pour l'avoir découvert dans Nulle Part Ailleurs, célèbre émission de Canal + aujourd'hui disparue. Il y jouait un standardiste et avait toujours des commentaires décalés voire engagés... Mais avec son allure "distante", on ne pouvait que sourire ou être mal à l'aise!

Ici, BERROYER est au sommet de son art.

Il incarne avec profondeur cet homme tourmenté atteint de psychose.

Il est crédible à un tel point qu'on en oublierait qu'il s'agit d'un acteur!



 

 

 

 

Laurent Lucas est, lui aussi, remarquable. 

Un film fortement recommandable et un PREMIER film de sucroît!

 Recevez, Très Chers Lecteurs, mes plus folles morsures!

17.11.06 18:12


21 grammes

Quel film!

Ce sont les premiers mots que j'ai prononcés hier soir après avoir vu ce long métrage d'Alejandro González Iñárritu.


Plusieurs destins se croisent dans ce film. Trois individus vont se croiser à la suite d'un terrible accident.
Il ne s'agit pas d'un film où les gens se rapprochent après un drame, c'est bien plus délicat que ça.
Ce film pose la question de la mort. Il la présente sous forme de puzzle (le découpage du film est assez déstabilisant)

Mais si l'on est perdu pendant les premières vingt minutes, on s'y retrouve très vite.

L'émotion qui se dégage des situations et des personnages est d'une rare intensité... Régulièrement, le réalisateur joue avec ce que nous savons déjà et ce que nous ne savons pas. La mise en scène et les prises de vues sont gérées à la perfection.


 


 

Les acteurs sont sublimes! Naomi Watts et Sean Penn sont bouleversants et dépeignent des personnages criants de vérité.

 

J'ai trouvé le rôle de Benicio Del Toro d'une profondeur et d'une richesse époustouflantes. Il interprète à merveille le rôle du taulard régulier (il retourne régulièrement en prison) qui tente de s'en sortir. Deux ans sans commettre le moindre larçin, aidé par la religion catholique dans laquelle il a tout investi... Et là, survient le clash! Les doutes quant à ses croyances s'installent alors...

 

On croise aussi Charlotte Gainsbourg, très crédible dans le rôle de la femme prête à tout pour avoir son enfant.


On ne ressort pas indemne de ce film.

J'aime d'ailleurs beaucoup le titre du film et ce qu'il siginifie. Dois-je vous le révéler?
Je viens de voir que cela ne posait pas de problème : c'est expliqué dans le synopsis officiel du film :

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort...
Le poids de cinq pièces de monnaie.
Le poids d'une barre de chocolat.
Le poids d'un colibri.
21 grammes.
Est-ce le poids de notre âme ?
Est-ce le poids de la vie ?

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12.10.06 18:15


L'effet Papillon (The Butterfly Effect)

 


 

Selon la théorie du chaos, de petites causes peuvent produire de grands effets. Par exemple, le battement d'ailes d'un papillon peut de proche en proche provoquer une tempête aux antipodes.

C'est en partant de ce principe que ce film d'Eric Bress et de J. Mackye Gruber nous plonge dans un véritable univers fantastique.

Evan, le personnage principal, va découvrir cela bien malgré lui.

Enfant, ce dernier a bien souvent eu des trous de mémoire lors de certains évènement marquants...
Citons, par exemple, le jour où il avait rendu un dessin représentant ce qu'il souhaitait faire plus tard : il a dessiné une scène sanglante entre trois individus... Pourtant, après avoir rendu le dessin, il est incapable de se souvenir des raisons qui l'ont amené à dessiner cette vision horrible. De la même manière, il n'a aucun souvenir d'un drame survenu lors de son adolescence, en compagnie de ses camarades.

Devenu un jeune adulte, Evan vit alors un nouveau drame dont la victime est l'une de ses meilleures amies d'enfance.

Il découvre alors qu'il a la faculté de revenir en arrière dans le temps et de modifier le sens des évènements... Cependant, il va devoir prendre en compte la théorie du chaos précédemment évoquée car les petites modifications qu'il va provoquer auront de terribles conséquences.

 

 

Bon nombre de films ont exploité les possibilités des remontées dans le temps... En cela, ce scénario n'est pas très original, pourtant, ce film là apporte une nouvelle teinte. Ici, une sorte de magie opère!
Bien sûr, les trous noirs d'Evan (un rôle fort bien interprété par Ashton Kutsher) sont là pour nous laisser en plein mystère car nous voyons en quelque sorte le film à travers les yeux de ce personnage. Je n'entends pas par là qu'il y a utilisation de la caméra subjective en permanence. En fait, cet effet n'intervient que rarement. Non, les réalisateurs et scénaristes ont tout simplement su faire tourner une grande partie du film à travers le vécu du personnage principal. Nous nous interrogeons donc sans cesse.

Lorsqu'enfin nous commençons à entrevoir le drame qui vase vivre, notre cœur se met réellement à battre! Quasiment aussi vite que les fameuses ailes de notre cher papillon... Car c'est à cet instant aussi que l'on comprend que les conséquences de ces retours dans le passé sont énormes, bouleversantes pour Evan.

Ce rôle nous permet de découvrir une autre facette des talents d'Ashton Kutcher qui nous avait habitués à des comédies. Ici, il est lumineux! De la même manière, Logan Lerman (Evan à 7 ans) et John Patrick Amedori (le même à 13 ans) sont tout aussi convaincants! Sans fioritures, tous dépeignent impeccablement ce personnage énigmatique.
Les autres acteurs, en particulier les camarades d'Evan, sont eux aussi excellents et savent rendre qui la méchanceté, qui la douceur, qui la vacuité de leurs personnages.

Nous avons affaire, ici, à un bien joli scénario. Emotion, drame et fantastiques ont rarement fait aussi bon ménage. Après, il n'est pas très original, dans le sens où il reste sur les sentiers battus. N'empêche, on se laisse captiver...
Bon, tout cela reste très américain... Mais, après tout, nous sommes aux Etats-Unis et nous suivons la vie de personnage de cette nation... Cependant, nous sentons bien que, d'une certaine manière, on nous emmène là où, au fond de nous, nous désirons aller... Et c'est sans doute le gros reproche que je ferai à ce film. Ce désir, qu'a le personnage, de modeler sa vie à la perfection a de quoi laisser dubitatif. Une vie est faite aussi de drames et d'échecs... Les gommer revient à s'empêcher d'acquérir la moindre expérience personnelle... Nous sommes ici face à la société américaine que nous connaissons à travers les films et les publicités : un monde qui tente de devenir propre et lisse...
Malgré ce défaut, je pense qu'il faut se laisser prendre par cette histoire et en accepter le principe. On passe ainsi un moment vraiment émouvant et palpitant.

J'ai bien aimé l'extrait suivant de la critique de Frédéric Strauss pour Télérama : «Le meilleur des séries américaines d'aujourd'hui a influencé les deux jeunes auteurs du film, qui jouent avec habileté sur le caractère feuilletonesque de l'histoire d'Evan. Pour une fois que le cinéma profite des avancées du petit écran, ça mérite d'être signalé.»

On m’avait fortement recommandé ce film. Sans doute ai-je été un peu déçu car l’enthousiasme de mes amis était immense, aussi, je m’attendais à un immense chef d’œuvre. Cela dit, c’est une belle petite pépite du cinéma américain. À voir sans hésiter !

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5.10.06 17:33


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