Un voyage au Japon…
Qu’est ce qui m’avait inspiré cette idée ?
Avais-je suivi mon meilleur ami ? Avais-je eu cette idée après la lecture de ce livre de NAGAO Seio, « Meurtres à la cour du prince Genji » ?
Je ne sais plus aujourd’hui… Sans doute les deux…
Aujourd’hui, je ne sais plus rien ! Je ne parviens plus à savoir où je suis ni à me situer dans le temps.
Pourtant, je sais qui je suis ! Je n’ai rien oublié de ma vie passée, je me souviens de tout. Je sais que je venais de prendre des congés avec le désir de découvrir autre chose, une autre mentalité, d’autres paysages… Je savais aussi que la philosophie de ce pays avait de quoi égarer le voyageur inculte que j’étais… De là à me retrouver dans la situation dans laquelle je suis !
Je me souviens de l’instant où la réalité a commencé à fuir.
Je venais de pénétrer dans un centre commercial et me baladais dans les rayons qui m’intéressent habituellement pendant que mon ami Fred faisait quelques courses de son côté.
Je me trouvais du côté de la HI-FI. J’avais repéré un appareil que je souhaitais me procurer depuis longtemps… Un limiteur-compresseur ! Il s’agit là d’un système audio qui améliore le son (ou qui le détériore diront quelques puristes)
Après avoir fait la conversion pour avoir une idée du prix, j’avais décidé de me l’offrir. Il me paraissait beaucoup moins cher qu’en France et malgré le problème de la langue – les fonctions des boutons étaient marquées en japonais - je connaissais son utilisation… Ce serait la seule folie que je m’accorderais pendant ce voyage, je venais de le décider…
Après avoir farfouillé dans les rayons, je retrouvais Fred. Je décidais de payer ses achats et les miens, je lui devais bien ça étant donné qu’il m’avait filé un coup de pouce financier pendant nos études.
Parvenus à la caisse, nous déposâmes les marchandises… La caissière nous fit un grand sourire, passa les différents aarticles devant l’œil électronique… C’est là que je sentis comme un léger malaise… Elle continuait à sourire mais semblait gênée... Je regardais alors l’écran d’affichage du prix à payer…
Mes yeux me jouaient-ils des tours ?
Je me les frottais…
La somme affichée changeait toutes les secondes, passant de prix élevés à des sommes abracadabrantes ! Je reportais mon regard sur la caissière. Celle-ci tentait de me donner des explications que je ne comprenais pas, ne parlant pas le japonais. Fred me les traduisit. Par chance, il maîtrisait la langue !
Elle ne comprenait pas, disait-elle, ce qui se passait avec l’écran mais était persuadée qu’il s’agissait d’un dysfonctionnement de ce dernier et que je pouvais payer sans crainte : l’écran de sa caisse affichait la bonne somme.
J’insérais donc ma carte de crédit dans l’appareil qu’elle me désignait…
Celui-ci l’avala… Il y eut un bruit étrange, comme si le plastique se déchirait… L’afficheur de la machine devint fou à son tour !
Je me sentis bouillir ! Ma carte ! Allais-je la retrouver en bon état ? Je regardais la caissière qui tentait de garder son sourire pendant qu’elle appelait un supérieur avec son téléphone.
Pendant ce temps, ma carte rentrait et ressortait de l’appareil… Complètement déchiquetée ! La puce avait été décrochée et pendait lamentablement… Et la machine qui continuait son petit jeu, avalant la carte, la recrachant. La puce finit par tomber à terre pendant que l’appareil se mettait à fumer et la carte à fondre.
Je regardais Fred interloqué. Celui-ci était bouche bée ! Il y avait de quoi.
Un responsable du magasin nous rejoint enfin. Découvrant ce spectacle, il se précipita sur l’appareil et tenta de récupérer la carte. Une fois ce geste accompli, il me la rendit et pianota sur le clavier de la caisse avec force paroles et gestes…
Fred m’expliqua que l’homme ne comprenait pas ce qui se passait et qu’il tentait d’interrompre l’opération bancaire...
L’homme hurlait sur la caissière, secouait son siège. Celle-ci était en larmes !
La caissière éplorée s’enfuit alors vers le fond du magasin.
Après quelques minutes à pianoter sur son clavier, le responsable nous regarda dépité, affolé… Fred l’interrogea : il était désolé mais ne comprenait pas.
La caisse se mit alors à émettre des bips inquiétants et de plus en plus déformés. L’homme se mit à hurler, s’arrachant presque les cheveux. Les clients affolés commencèrent à partir du magasin.
Je perçus alors un bruit d’impression. La caisse était en train d’imprimer le ticket !
Le responsable s’en empara, regarda les détails de la note. Ses yeux exorbités m’en dirent long sur ce qu’il découvrait… Il me montra le papier : la somme !!!
Sans avoir besoin de faire la conversion en Euros, je me rendis aussitôt compte qu’elle était colossale ! Avant d’avoir détruit la puce de ma carte, l’appareil avait retiré de mon compte l’équivalent de vingt mois de mon modeste salaire !
Je me sentis défaillir… Après, je ne sais plus. Il y a eu une sorte d’ellipse, de trou noir…
Lorsque je revins à moi, je n’eus pas conscience de sortir d’une perte de connaissance. J’étais au guichet d’une discothèque…
Fred, toujours derrière moi, hurlait comme un fou !
« …Barre-toi ! Je te rejoins dès que je le peux ! Fuis !!! … »
Je regardais vers l’intérieur de la discothèque… Que faisions-nous là, il faisait jour et il n’y avait personne dans la place! Rien de dangereux ne semblait sur le point de se produire !
Pourtant, j’avais conscience qu’il me fallait écouter Fred, qu’il me fallait fuir ! Quelle folie était-ce donc ? !
Je sortis en courant, traversais la rue ensoleillée… Les gens semblaient calmes, des enfants jouaient non loin, à l’entrée d’un parking.
Je me précipitais vers celui-ci et courus sans m’arrêter… Les enfants, de toutes origines, me jetèrent un regard interrogateur puis reprirent leurs jeux.
Je me retrouvais alors au volant d’une voiture de sport japonaise !
Je rêvais ! Ça n’était pas possible !
Je n’avais même pas eu conscience d’un trou noir ce coup-ci !
Le véhicule filait à travers des rues de toute beauté. De magnifiques arbres bordaient la route, le soleil faisait briller et resplendir les maisons alignées le long de cette large avenue. Je croisais des monuments qui évoquaient en moi quelques souvenirs de voyage… Un lieu vraiment splendide. Des touristes allaient et venaient sur les trottoirs, admirant le paysage, prenant des photos…
Je roulais bien trop vite… Et… Je… Je n’étais plus au Japon ! Je venais de reconnaître une statue du Cid !
L’Espagne… C’était l’Espagne, je m’en rendais compte également par l’architecture des immeubles !
Je filais à toute berzingue et… Et je savais où j’allais ! Pourtant, j’avais conscience de ne pas savoir où j’allais… Je me sentais complètement perdu, je me sentais fou ! désemparé ! C’était comme si j’avais pénétré l’esprit d’une tierce personne…
Je sentis un frisson me parcourir l’échine…
Je prenais des rues adjacentes, des virages et avec cette impression de connaître l’itinéraire à suivre, sans pour autant savoir quelle était ma destination !
Au bout de quelques minutes à ce train d’enfer, je pensais à mon pote Fred !
Merde… Il était tout seul ! Je ne pouvais pas le laisser comme ça ! Le danger était trop grand…
Mais pourquoi avais-je conscience d’un danger ? Je sentais réellement qu’il me fallait revenir auprès de lui.
Je pilais !
La voiture fit un tête-à-queue et je manquais d’emboutir le mur d’un immeuble. La voiture continua à glisser quelques secondes pendant que j’enfonçais la pédale de frein de toutes mes forces tout en m’agrippant au volant… J’étais en sueur, mon cœur battait la chamade et la tête me tournait…
Une fois mon véhicule immobilisé (mais s’agissait-il vraiment de mon véhicule ?) je tentais de reprendre ma respiration…
J’étais sur un parking. Mais que se passait-il bon Dieu ?
Cela allait-il continuer longtemps? Pourquoi avais-je le sentiment d’un danger imminent ?
Je redémarrais. Il me fallait retrouver le plus vite possible cette discothèque dans laquelle j’avais abandonné Fred.
Je fis donc demi-tour mais au lieu d’emprunter le chemin par lequel j’étais arrivé ici, je pris une autre rue beaucoup moins touristique, beaucoup plus populaire.
Les immeubles qui l’entouraient évoquaient ces vieux villages espagnols aux façades blanchies, avec ces volets intérieurs derrière les fenêtres.
Je passais sous une arche quand soudain, je me retrouvais dans une cour remplie de tables et de chaises, visiblement la cour d’un bar…
Je stoppais le véhicule, renversant quelques tables au passage et m’en extirpais rapidement.
Je savais me trouver sur la terrasse arrière de la discothèque dans laquelle j’avais lâchement abandonné Fred !
Je rentrais à l’intérieur. Il y faisait sombre. Il y avait du monde. Les gens qui tenaient l’établissement s’affolaient autour de moi, me hurlant dessus.
Je me précipitais dans la rue, poursuivi par le staff de la discothèque et aperçus au loin des hangars situés au-delà d’un pont traversant le Rio Sella.
Mais que faisais-je ici !? Je reconnaissais enfin la ville ! J’étais dans les Asturies, au Nord de l’Espagne, dans cette chère cité de Ribadesella.
Je traversais le pont, courrais vers les hangars… Là, je trouvais Fred, complètement désemparé et me suppliant de ne pas rester avec lui !
Mes poursuivants commençaient à me rattraper, aussi j’allais me mettre à nouveau à courir quand je me retrouvais tout d’un coup face à une sorte d’immense construction ! Encore un passage dans une autre dimension ! Mais quel cauchemar étais-je en train de vivre ?
Une sorte de gigantesque maison dominait le paysage, avec quatre tours assez élevées de parts et d’autres. Un style architectural que je n’avais jamais vu auparavant…
Pourtant, je connaissais les raisons de ma présence en ce lieu ! J’étais ici pour trouver la clef, celle qui allait me délivrer !
Je savais que je devais me mettre en quête d’un talisman dont les morceaux – au nombre de quatre évidemment – se trouvaient dispersés dans le lieu qui me faisait face… Chacun d’eux m’attendait dans l’une des tours de l’édifice.
L’ennui, c’est qu’il me fallait renter… Et je ne pouvais pas emprunter la porte d’entrée pour la simple et bonne raison qu’il n’y en avait pas !
Je fis donc le tour de l’étrange bâtiment, en quête d’un moyen de pénétrer à l’intérieur.
J’allais baisser les bras lorsqu’un vieil homme sale et vêtu de guenilles, assis contre un taillis me fit signe d’approcher. Je m’exécutais…
Il pointa du doigt une petite construction en ciment, une sorte de local technique situé à quelques mètres…
Je me dirigeais vers celui-ci. La porte était ouverte, je pénétrais à l’intérieur le plus silencieusement possible.
Le lieu était sombre. Je distinguais une énorme cage… Des appareils…
Quand mes yeux se furent habitués à la pénombre, je compris que la cage était en fait un élévateur. Celui-ci semblait capable de descendre dans le sous-sol de la petite construction.
Je tentais d’ouvrir la grille qui en bloquait l’accès. Celle-ci céda sans problème. J’entrais et la refermais quand un molosse, une sorte de chien d’attaque, se jeta sur moi ! Je ne l’avais pas vu du fait de son pelage sombre ! Il devait se trouver tapi dans l’obscurité.
Je tentais de sortir de cette cage mais la porte ne s’ouvrait pas. Evidemment ! Je regardais vers le haut : il m’était possible de grimper et de passer par-dessus la cage car l’espace entre le plafond et le haut des grilles permettait de se faufiler…
Le chien avait eu le temps de s’en prendre à ma jambe droite…
Je parvins néanmoins à le repousser et à m’accrocher aux barreaux puis à grimper au dessus de ma prison.
Une fois sorti, je vis la cage s’enfoncer dans le sol.
Je distinguais alors un escalier sur le côté ! Comment ne l’avais-je pas découvert plus tôt ?
Je me précipitais vers les marches que je descendis ni une ni deux.
Parvenu au niveau inférieur, la cage m’attendait. L’escalier n’allait pas plus loin et il n’y avait pas d’autre issue que l’élévateur. Le chien, toujours enfermé à l’intérieur, hurlait et mordait les barreaux.
Je cherchais du regard un objet capable d’assommer l’animal. Je n’aimais pas ce genre de violence mais je savais n’avoir que cette solution pour m’en sortir.
Je trouvais alors une barre de fer rouge.
Je m’en emparais et m’apprêtais à entrer dans la cage pour assommer le chien. Celui-ci tomba alors en syncope sans que j’aie fait quoi que ce soit !
Je passais la barre rouge à travers les barreaux afin de tenter de le réveiller… Je secouais son corps. Il était réellement évanoui ! Quelle chance !
Je pénétrais dans l’élévateur, soulevais la bête… Elle était rudement lourde. Je la déposais dans un coin de cette sorte de cave et me retournais vers la cage…
Il me fallait descendre plus bas encore…
Une fois dans l’élévateur, je trouvais un levier que j’abaissais. La cabine se mit à descendre lentement.
Le niveau au-dessous était encore plus sombre, mais je discernais une lueur lointaine.
Je poussais l’ouverture de la cage et me dirigeais vers cette lumière non sans avoir percuté quelques objets invisibles.
Il me fallait être prudent ! J’avançais à tâtons… Sans doute trop prudemment car ma jambe de pantalon se prit dans quelque chose et je m’affalais dans la terre battue qui faisait office de sol…
Je me relevais. Ma jambe droite me faisait souffrir. Non seulement le chien m’avait fait mal mais en plus, je m’étais pris le pantalon dans une sorte de crochet qui avait éraflé ma peau. Je tâtais délicatement ma blessure à travers mon jean… Celui-ci était humide de sang !
Qu’importe, il me fallait continuer !
Je parvins à défaire le crochet qui s’était pris à mon pantalon et me relevais péniblement…
J’avançais à nouveau vers la source de lumière.
Il s’agissait d’une porte au dessus de laquelle se trouvait une imposte par laquelle passait la lueur d’une lumière électrique…
Je trouvais la poignée et l’abaissais. Je pénétrais alors dans le couloir d’un magnifique sous-sol, richement décoré, orné de reliefs aux plafonds !
Si le sous-sol était aussi prestigieux, j’imaginais la beauté des étages supérieurs !
Je pensais à ma blessure. Je n’avais pas mal mais il fallait faire quelque chose…
Après avoir pris mon mouchoir et épongé le sang, j’improvisais un bandage avec le bout de tissu. J’avançais alors lentement dans le couloir. Il n’y avait pas un bruit…
Après un détour, je trouvais un escalier dont je gravis prudemment les marches.
Parvenu enfin au rez-de-chaussée, je découvris un hall de toute beauté. Des lustres, des pampilles, de magnifiques meubles anciens, des vitrines regorgeant de précieux bibelots.
Quelle était donc cette demeure ? Qui en était son propriétaire ?
Je savais pourtant que je ne devais pas chercher de réponses à ces questions : les trouver signifierait une mort certaine. Encore une de ces certitudes que je ne parvenais pas à m’expliquer…
J’étais de plus en plus persuadé de me trouver au cœur d’un rêve… Mais quel rêve ! Tout me semblait si réel !
Quatre magnifiques escaliers grimpaient aux étages… Je compris que chacun menait au sommet de chaque tour composant cet édifice…
Le problème, c’est qu’en regardant vers le plafond, je me rendis compte que ces escaliers s’entrecroisaient. La structure se perdait dans les étages. Un véritable labyrinthe !
« Advienne que pourra ! » m’écriais-je. J’empruntais l’escalier à ma gauche et grimpais quatre à quatre les marches.
Des carrefours se présentaient aussi, tournais-je à chaque fois à gauche… Excellente idée ! Aucune difficulté !
Une fois parvenu au dernier niveau – la construction était réellement très haute - je découvris une chambre. Il n’y avait pas d’autre endroit où aller. Je pénétrais donc dans cette pièce.
La décoration de celle-ci semblait issue d’un film fantastique. Quel lieu fantasmagorique !
Des murs dorés, des meubles ornementés, des gravures magnifiques et que de pierres précieuses déposées dans de somptueuses vitrines…
Au centre, un coffre surmonté d’une couronne.
Je savais que l’un des morceaux du talisman se trouvait là !
Je tentais d’ouvrir le coffre. Le couvercle ne cédait pas et je ne distinguais aucun mécanisme… Je soulevais alors la couronne. Elle ne se soulevait pas mais je sentis qu’il était possible de la faire glisser. Elle pivota, révélant un creux… Dans la cavité, une croix en or…
En fait, non pas une croix mais quatre branches réunies ! Visiblement, quelqu’un avait déjà rassemblé les morceaux du talisman que je cherchais ! J’avais enfin trouvé l’issue à mon cauchemar ! Mais je sentais que tout ceci était bien trop facile… Cependant, seul ce talisman pouvait me sauver ! Je ne sais pas pourquoi j’étais aussi sûr de moi, mais j’avais encore une fois la certitude que c’était là la seule chose à faire : emporter la croix ouvragée et redescendre dans cet obscur souterrain puis quitter ce lieu…
Je m’emparais de la croix. Un bourdonnement immense et assourdissant emplit alors la chambre, devenant de plus en plus fort. Une nuée de frelons pénétrait dans la pièce par une ouverture située en haut de l’un des murs !
Je courus me réfugier dans l’escalier… Plus d’escalier… Je volais, je planais… Je tombais !
*
* *
Je suis aujourd’hui enfermé dans un grenier poussiéreux, étouffant. J’écris ces lignes mais je me doute bien que personne ne les lira…
Le grenier ne possède pas d’issue.
Seule une fenêtre fait face à la table devant laquelle je suis assis. Les volets en sont fermés mais ils sont abîmés et laissent voir facilement l’extérieur. Il fait un temps splendide mais je ne distingue que le désert sur des kilomètres…
Je suis au sommet de l’une des tours de l’édifice dans lequel j’avais pénétré plus tôt.
À l’intérieur, la lumière me permet de distinguer de vieux meubles – commodes, armoires, coiffeuses – disséminés n’importe comment, abandonnés ici depuis des lustres… Mais il y a aussi des recoins d’ombres… Je n’ose pas m’en approcher. Ce lieu m’effraie au plus haut point.
Je suis là depuis déjà quelques heures. La luminosité n’a pas baissé au dehors…
Comment sortir ? Passer par la fenêtre s’avère impossible : aucune prise nulle part…
J’attends…
J’ai soif, j’ai faim… J’ai chaud…
Je tiens le talisman… Je le contemple…
Quelle beauté !
La croix est faite d’or mais, collés par-dessus, des multitudes de diamants font resplendir l’objet…
Je me lève, m’approche de la fenêtre… Je pousse le contrevent…
Et si je jetais l’objet par là !?...